Maudit soit Dostoïevski d'Atiq Rahimi

Publié le par Hélène

Maudit soit Dostoïevski d'Atiq Rahimi
P.O.L./ 313 pages



 
Présentation de l'éditeur :
Un prince est debout, insouciant, tenant une coupe à la main. Derrière lui, sur un lit, gît un corps poignardé. Deux musiciens, dans un
coin de la pièce, jouent du luth et de la guimbarde. À l'extérieur, derrière la porte, deux soldats montent la garde ; l'un est armé
d'une grande épée et d'un écu, l'autre d'un filet de rétiaire et d'une lance gigantesque. Ils sont tous calmes, sereins, sauf une femme, cachée derrière une jalousie ; elle a une expression bizarre, inquiète et en même temps persifleuse. Sans doute est-elle la seule à connaître le mystère de ce meurtre, et la menace qui vise le prince. Enfant, Rassoul était attiré par cette miniature ancienne, et cela alors qu'il éprouvait en le contemplant un malaise indéfinissable, une sensation étrange. Chez ses grands-parents, il se postait devant cette peinture, inventait des histoires dans lesquelles il s'identifiait toujours au prince ; et il attribuait une voix à cette femme qui observait la scène, une voix qui susurrait tantôt avec inquiétude, tantôt avec ironie : " Bouge, Rassoul, bouge ! "



Pourquoi Rassoul a-t-il commis ce crime ? Pour l'argent, pour sauver Sophia des mains de nana Allia préteuse sur gages et entremetteuse ou pour être plus juste dame maquerel.
Est-il simplement poussé par sa connaissance et sa lecture quasi compulsive du livre de Dostoïevski ''Crime et Châtiment'', ne fait-il qu' imité Raskolnikov ?
Mais l'a-t-il réellement tué ? Lorsqu'il retourne sur les lieux, plus de cadavre, plus de hache, ni de trace de la boîte où il avait rassemblé bijoux et argent, plus de trace non plus du patou dans lequel il est arrivé.
L'histoire débute sur les chapeaux de roues, on est attiré par l'énigme et par ses personnages. Puis l'intrigue se perd dans des errances et des répétitions qui nous éloignent progressivement du texte. On s'en désintéresse et même les absurdités ne parviennent que très ponctuellement à réveiller notre intérêt. Mis à part la qualité de la langue, je n'ai pas retrouvé la voix qui m'avait tant séduite dans Syngué Sabour, pierre de patience et Terre et cendres.


3/5

 

 

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D'Atiq Rahimi, j'ai lu :

.Terre et cendres

.Syngué sabour, pierre de partience (Prix Goncourt 2008) mon avis est ici

 

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