Mardi 22 novembre 2011
2
22
/11
/Nov
/2011
21:47
Omer pacha Latas d' Ivo Andric
Motifs, Serpent à plumes/ 390 pages
Ce livre relate la vie du général d'origine croate Omer pacha Latas, envoyé en Bosnie en 1850 par le sultan Abdul Medjid pour y imposer l'autorité turque. La Bosnie, si elle dépend alors d'
Istambul, est en réalité menée par ses knez, dont le premier, le voïvode Zimonitch, règne sur la région de Sarajevo. Ces knez, Omer pacha va chercher à les contraindre ; eux s'attacheront à
plier, à craindre, à attendre surtout. autour de ce duel, comme en promenant ses yeux sur un échiquier, les figures se croisent, se rencontrent : la reine, épouse du séraskier, le fou, Costache
Nenisanu, qui perd la raison par amour, la tour, ce serviteur du pacha qui le protège et pourvoie à ses vices, les soldats, anciens autrichiens ou croates islamisés.
Un roman au allure de biographie qui dissimule le portrait de cette région des Balkans ainsi que celui d'une époque. Très agréable à lire, ce n'est pas véritablement le portrait de l'homme qu'est
Omer pacha Latas que je retiendrai le plus. Si j'ai été marqué et si je me suis régalée c'est bien plus par la découverte de la Bosnie à un moment de son histoire qui est aujourd'hui trop
occulté. On en apprend beaucoup sur le passé et sur les traditions de cette partie du monde mais par là c'est aussi une petite porte qui nous est ouverte pour essayer de mieux comprendre les
origines des conflits qui y ont eu lieux et qui y ont toujours lieux. Ivo Andric nous offre une peinture sociale très réaliste, il nous cache rien des joies, des peines, des petits trafic, des
répressions…
C'est un auteur qui mériterai amplement d'être remis sur le devant de la scène.
4/5
.......................................
......................

D' Ivo Andric, j'ai lu :
Le pont sur la Drina (mon avis)
Omer pacha Latas (ci-dessus)
...........................................
Deuxième lecture, challenge organisé par
Mimi.
Prix Nobel en 1961
Vendredi 18 novembre 2011
5
18
/11
/Nov
/2011
21:43
Le Pont sur la Drina d' Ivo Andric
Livre de poche / 381 pages
A Visegrad, c'est sur le pont reliant les deux rives de la Drina mais aussi la Serbie et la Bosnie, l'Orient et l'Occident que se concentre depuis le XVIe siècle la vie des habitants,
chrétiens, juifs, musulmans de Turquie ou « islamisés ». C'est là que l'on palabre, s'affronte, joue aux cartes, écoute les proclamations des maîtres successifs du pays, Ottomans puis
Austro-Hongrois.C'est la chronique de ces quatre siècles que le grand romancier yougoslave Ivo Andric, prix Nobel de littérature en 1961, nous rapporte ici, mêlant la légende à l'histoire, la
drôlerie à l'horreur, faisant revivre mille et un personnages : de Radisav le Serbe empalé par le gouverneur turc, à Fata qui se jette du pont pour éviter un mariage forcé, et au vieil Ali
Hodja, le Turc traditionaliste, qui voit avec consternation surgir les troupes de l' empereur François-Joseph. En 1914, le pont endommagé dans une explosion demeure debout.
Un très beau roman qui a figuré très très longtemps sur ma table de chevet. C' est rare que mes lectures durent autant de temps. Un roman d'atmosphère et surtout de découverte, au travers de l'
histoire ce Pont sur la Drina on revisite également l'histoire de la ville de Visegrad, de la région, de ses habitants. Construits autour d' une figure centrale, ce roman est une succession de
petites histoires, une succession de personnages. Si de l'histoire ce pays on connait surtout les dernières guerres, j'ai beaucoup aimé découvrir son passé, plus lointain.
Un livre qui m'aura vraiment marqué !
5/5
.......................................
......................
Ivo Andric
Ivo Andric est né à Travnik en 1892. Il a pris une part active au
mouvement national Yougoslave, ce qui lui a valu d’être emprisonné et l’a contraint à l’exil. Après une carrière de diplomate, il s’est consacré à son œuvre toute entière dédiée à son pays,
la Bosnie. Il a reçu le
prix Nobel de littérature en 1961.
...........................................
Première lecture, challenge organisé par
Mimi.
Prix Nobel en 1961