La maison de Sugar Beach d' Helene Cooper

Publié le par Hélène

La maison de Sugar Beach d' Helene Cooper
Édition Zoé / 365 pages




Helene Cooper a grandi et vécu sa première adolescence dans le très privilégié milieu des Congos, ces descendants d’esclaves affranchis d’Amérique venus créer le Liberia au XIXe siècle en Afrique. Le 12 avril 1980, grand ciel bleu, elle se réveille dans sa maison de 22 pièces, se prépare à sa leçon de ballet et à faire la demoiselle d’honneur l’après-midi. Mais non, c’est le coup d’Etat, sa société est renversée. Un mois plus tard elle fuit aux États-Unis avec sa mère et sa sœur, laissant derrière elle Eunice, sœur adoptée et meilleure amie, d’une tout autre caste.



Aujourd'hui journaliste, correspondante de la Maison Blanche, au NewYork Times Hélène Cooper nous retrace dans La maison de Sugar Beach son enfance, sa fuite aux États-Unis lors des troubles qui se succèdent au coup d'État de 1980, son désir de devenir journaliste, la redécouverte de son pays.
C'est un témoignage extrêmement marquant, poignant malgré un style inégal dans son écriture. Au fil de cette autobiographie, on va en apprendre beaucoup sur la vie d' Helene Cooper, mais aussi et surtout on découvre sous une facette plus humaine à défaut de pouvoir dire moins violente un pays le Liberia dont on ne connait que les échos de ses heures les plus sombres. Elle prend prétexte de nous raconter son enfance privilégié d' enfant « Congos » pour nous expliquer l'histoire de son pays, le style journalistique ressort dans ses passages. Elle nous raconte les tractations, les « petites » et grandes injustices qui ont dès les premières années de l'histoire du Libéria divisé les communautés jetant les graines des futurs coups d' États.
Derrière la grande histoire, il y a celle de sa famille de ses sœurs, d'Eunice sa sœur d'adoption qui restera au Libéria alors que toute la famille Cooper se réfugie aux États-Unis. Il faut du temps au lecteur pour se plonger dans cette autobiographie, on est gênée au début par le trait de l'écriture enfantine qui est un peu trop marqué, presque exagéré dans les pages consacré à son enfance libérienne, un défaut qui heureusement estompe dès qu' elle nous raconte son arrivée aux États-Unis. Dès lors, on a le plus grand mal à le reposer.


4,5/5 ( )


 

 

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RL2011b

 

 

10/14, chez Hérisson

Je m'attaque au 2% !!!

 


challenge rentrée littéraire 2011

Première lecture ???

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