La fureur et l'ennui de Richard Flanagan

Publié le par Hélène

La fureur et l'ennui de Richard Flanagan
Belfond/ 344pages






Gina Davies alias Cristal ou Kristal, jeune strip-stripteaseuse à Sidney est employée comme danseuse dans un "Pole dancing". Un jour de congé alors qu'elle est sur la plage en compagnie d'une de ses amie du club, le petit garçon de cette dernière emporté au large sur sa planche de surf va être sauver par un beau jeune homme, Tariq. Elle reverra cet homme quelques jours plus tard en plein carnaval. Une soirée de rêve suivis d'une nuit d'amour mais le lendemain Tariq disparaît laissant Gina bien loin de se douter que jamais plus sa vie ne sera la même.
Il suffira de quatre jours pour qu'il ne reste plus rien des rêves qu'elle avait pu nourrir plus rien de celle qui fut, à part peut-être sa volonté de toujours prouver aux autres que malgré les épreuves et leurs acharnement elle aura toujours fait les choses "bien".


Ce roman de Richard Flanagan nous emmène dans une Australie, en proie à une peur du terrorisme, à la poursuite d'une strip-teaseuse qui va vivre une incroyable descente au enfer entraînée malgré elle par l' emballement médiatique.
Autant être franche d'entrée de jeu j'ai été relativement déçu par ce roman. Je n' ai rien retrouvé de ce qui m'avait tant séduite dans le roman précédent que j'ai pu lire de lui : "Dispersées par le vent". Les mots ne m'ont pas fait voyagé dans des émotions et des atmosphères. Ajouté à cela une intrigue sur fond d'histoire moderne qui n'est que très très moyennement originale. Peut-être aurais pu être intéresser par la tentative de Gina de disparaître malheureusement pour elle, elle n'a fait que de m'agacer tout au long du roman. Cette pauvre Gina Davies se voit accuser à tord bien évidemment de faire partie d'une très dangereuse cellule terroriste. Certes elle n'est que  la victime d'un malheureux concours de circonstances mais ceci dit je ne trouve pas qu'elle fasse grand chose pour se disculper. Au lieu de chercher à prouver son innocence elle va prendre la tangente et essayer de s'isoler d'un univers auquel plus rien ne la retient vraiment. J'avais presque envie qu'on l'attrape !

À mes yeux ce qui sauve ce roman réside dans l'ironie permanente et la dénonciation sous jacente de certaines dérives induites par des mesures se voulant sécuritaires.

Ce sujet du héros qui se doit de disparaître que ce soit pour sauver sa vie ou pour être libre a été récemment traité avec beaucoup plus de succès je le pense par
William Boyd dans son dernier ouvrage "Orages Ordinaires".

Peu de louange pour ce roman que je n'ai finalement trouvé que très moyen. Grosse déception.

3/5
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Amélie 07/11/2010 22:56


Je voulais découvrir cet auteur australien depuis longtemps et je ne m'attendais pas à cette noirceur. J'ai aimé le suspense, le crescendo mais cette de fonds supra contemporaine m'a gênée.
J'ai hâte néanmoins de le découvrir dans un cadre historique avec d'autres romans.
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