L'oiseau est malade d' Arnon Grunberg

Publié le par Hélène

 

L'oiseau est malade d' Arnon Grunberg
Babel / 413 pages





 

 

Présentation de l'éditeur :

"L'Oiseau est malade", ainsi commence l'histoire de ce couple d'origine néerlandaise installé en Allemagne après de nombreuses années passées en Israël. Christian Beck est traducteur de modes d'emploi, ceci après avoir écrit quelques livres, puis renoncé définitivement à toute ambition littéraire. Alors que l'Oiseau (tel est le surnom de la compagne de Beck) se découvre condamnée, Christian, qui n'avait pour elle qu'une attention sommaire, fait preuve à son égard d'une remarquable soumission. Désabusé à l'extrême et cynique à loisir, mais néanmoins bouleversé par l'annonce de cette fin prochaine, il s'astreint dorénavant à réserver à l'Oiseau tout le temps qui leur reste à vivre ensemble. Or celle-ci, imprévisible et poussant l'altruisme jusqu'à ses plus extrêmes conséquences, annonce soudain à Christian son mariage avec un demandeur d'asile. Et c'est non sans surprise que le compagnon de toujours voit arriver sous son toit et dans son lit un bien joli garçon. Imperturbable, Christian s'installe aussitôt dans l'entrée de l'appartement, et plus exactement sous le porte-manteau...




C' est par hasard que j' ai lu ce livre, je trouvais la couverture très belle, le titre retenait mon attention et le résumé paraissait attrayant. Je me laisse souvent convaincre par les deux premiers points.

Je fus très agréablement surprise par ma lecture même si j'éprouve une certaine réserve. Ce n'est pas une lecture facile, le style travaillé est dense, toffu, répétitif, complexe. Certain propos font l'effet de clous, à force de taper dessus avec un marteau ils vont s'enfoncer dans leur support, à force de nous les réécrire le lecteur finira bien par les retenir. C'est parfois lassant mais ce qui fut le plus gênant pour moi ce sont les relations qu'entretiennent les personnages en permanente négation de la "bonne" morale. C'est peut-être mon côté vieux jeux qui ressort ! Cependant ces ambiances sont beaucoup mieux passées lorsque je repense ce roman comme une immense parabole à ne pas interpréter au premier degré. Et puis j'aime les livres qui possèdent cette complexité, cette originalité qui leur donne une identité propre. C'est étrange et désarçonnant mais c'est une lecture que je suis bien loin de regretter.

 

 

4/5

 

 

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L'auteur

 

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