Cinq matins de trop de Kenneth Cook

Publié le par Hélène

Cinq matins de trop de Kenneth Cook
Éditions Autrement Littératures/156 pages


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Qu'est ce qui à poussé John Grant à venir jusqu' au fin fond de l'Australie, Robyn la fille a la bouche
bien dessiné, une nomination au bout du monde ? On reste dans le vague toujours est-il que son oncle lui a payer la caution au ministère de l'éducation et que John s'est vu parachuté à Tiboonda, au beau milieu de l'ouest australien là ou « la terre est blanche » là ou elle est parsemé de « touffe d'arroches », professeur pour une classe de 28 élèves. Sa première des deux années qu'il doit au ministère s'achève. Il
bénéficie donc six semaines de vacances avant de devoir revenir, juste assez pour aller passer quelques semaines à Sidney retrouver la civilisation, la foule et surtout l'océan. Il n'iras pas bien loin, à la première étape de son voyage il perdra au jeu (Two-up (school)) sa paie et ses économies. Soumis à l'hospitalité quelque peu particulière des gens du coin, les journées vont disparaître dès le matin dans l'alcool. Avant de se reprendre et d'être la victime d'un quiproquo avec un chauffeur de camion qui l'avais pris en stop.



Un extrait :
À peine s'arrête t il de boire qu'il découvre je cite une ''caractéristique bien particulière des gens
de l'ouest'' : ''Tu peux coucher avec leur femmes, spolier leurs filles, vivre à leurs crochets, les escroquer, faire presque tout ce qui te frapperait d'ostracisme dans une société normale : ils n'y prêtent guère attention. Mais refuse de boire un coup avec eux et tu passes immédiatement dans le camp des ennemies mortels.'' p128 pages



J'ai beaucoup aimé cette première lecture australienne. Très court et vite lu, ce roman est extrêmement dense et condensé; en peu de pages Kenneth Cooknous en dit beaucoup à la fois sur l'histoire même qui progresse très vite mais également sur l' Australie de l'outback et les hommes qui peuplent ce bout de terre. J' ai souri parfois à certains passages, souvent j'ai eu envie de secouer cet homme et à d'autre moment j'ai été franchement révulsé par la description de scènes dont je me serais bien passée. Je pense notamment là au description de chasse alcoolisé au kangourou en voiture. Ceci mis à part, c'est un roman qui se dévore à une allure folle, on n'a pas envie de le poser. Un mini coup de théâtre termine avec brio cette histoire. Un roman à lire et à ne pas manquer dans une exploration de la littérature australienne.

Ma note : 4,5/5


À souligner la couverture qui illustre parfaitement ce très beau roman
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Kenneth Cook

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