Accabadora de Michela Murgia

Publié le par Hélène

Accabadora de Michela Murgia
Roman Seuil / 212 pages





Dans un petit village sarde des années cinquante, la vieille couturière, Tzia Bonaria, décide d'accueillir chez elle Maria, quatrième fille d’une veuve d’humbles origines. Ce sera sa « fille d’âme », à laquelle elle va apprendre son métier, offrir un avenir, tout en l’obligeant à s’appliquer à l’école, ce qui n'est guère courant pour une fille à l'époque. Maria grandit donc entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de la couturière la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. En réalité, Maria est la seule du village à ignorer la fonction de Tzia Bonaria, qui consiste à abréger la vie des mourants. La découverte de ce secret ne sera pas sans conséquence et il faudra bien des années pour que la fille d'âme arrive enfin à pardonner à sa mère adoptive.



C'est une histoire qui commence doucement, nous sommes dans un mouvement lent, l'écriture est simple et extrêmement fluide. Elle distille les sentiments, la tendresse, l'amour des personnages. Le poids des croyances se fait mystère dans cette société sarde rurale encore très isolées des grandes villes et de la modernité.
Maria est une petite fille seule, un peu triste, négligé par sa mère dont elle est la quatrième fille, pour elle est celle de trop. Confié au bon soin de Tzia Banaria, une vieille femme que l'on pense couturière, devenue aux yeux des villageois fill'e anima, elle va grandir entourée d'amour et découvrir le secret de la vie, de la mort.
Accabadora est un roman fascinant qui oscille au frontière du rêve et de la légende, on découvre un monde marqué de croyance. Michela Murgia joue des sentiments, ils sont partout sous toute forme sans qu' on ne se dise jamais qu' elle en fait un peu trop. Elle reste dans la justesse et ne tombe pas dans un pathos excessif. L'équilibre est juste même si parfois j'aurais aimé que certains passages fussent plus développé, un flou volontaire mais qui pour moi m'aura parfois gênée.
Un roman que l'on a beaucoup de mal à reposer.

4,5/5

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RL2011b

8/14, chez Hérisson

Je m'attaque au 2% !!!

Publié dans Littérature d' Italie

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