Porte de la paix céleste de Shan Sa

Publié le par Hélène

Porte de la paix céleste de Shan Sa
 (Folio/ 147 pages)
Bourse Goncourt du premier roman 1998







C'est un petit livre riche et passionnant, un premier roman qui laisse présager son futur chef d'oeuvre  « La joueuse de go ». Ce livre vraiment réussi nous entraîne à la suite de Ayamei la jeune étudiante révolté et de Zhao le soldat autodidacte et inflexible dans la période qui a suivi l'assaut mené par les forces chinoises contre les étudiants assemblés autour de la place de la paix céleste (Tian an men).
Ayamei principale animatrice du mouvement étudiant se cache, elle fuit et quitte Pékin poursuivit inlassablement par Zhao qui voit en elle une dangereuse contre révolutionnaire à éliminer. 
C'est l'histoire d'une longue poursuite ou deux visions d' un même monde vont s'affronter. Arriverons t-il un jour à se comprendre ?



Certes on n'est pas loin du cliché (c'est d'ailleurs la même chose dans la joueuse de go) mais cela passe bien. L'écriture influencé par l'occident s'inspire de la poésie des vieux contes chinois.
En lisant ce roman, je me suis détaché de mon environnement présent (le wagon d'un métro de banlieu) pour plonger dans le monde d'Ayamei et de Zhao ; et malgré la trame qui s' avère de plus en plus faible au fil de la lecture, j' en garderais un excellent souvenir... Porte de la paix céleste est différent de la joueuse de go, l'atmosphère, l'écriture sont changées, la qualité même du texte n'est pas la même cependant ils ont réussi tout deux à me faire m'évader de mon quotidien. Ce sont deux très bonnes lectures …


Ma note : 4/5




« Elle se déshabilla et troubla, dans l'eau, le reflet des nuages. »

Publié dans Littérature chinoise

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