La mémoire de l'eau de YING Chen

Publié le par Hélène

 La mémoire de l'eau de YING Chen
Babel Roman / 115 pages





Ceci est une histoire de pied,

Grand-mère Lie-Fei est née en 1912 quelques années seulement avant la mort du dernier empereur chinois. Elle a connu la fin de l'empire, les débuts du communisme, les heures de gloire et les heures noires. Petite, elle avait subi une opération inachevé destinée à rendre ses pieds «  beaux comme des fleurs de lotus »
« Mon arrière grand-père aimait tout ce qui était moyen : richesse moyenne, intelligence moyenne, loyauté moyenne, beauté moyenne, taille moyenne... Même pour le riz, il préférait celui de longueur moyenne. '' Il faut se mettre au milieu du monde, dirait-il plus tard à Lie-Fei. C'est la position la plus stable, donc la meilleur. '' Et sa fille avait eu le bonheur de jouir, elle aussi des lumières de cette sagesse. »
De retour de mission l'  arrière grand-père du narrateur va donc interrompre l'opération, sa fille aura des pieds de longueur moyenne. Mariée a un fabriquant de soulier, ses pieds moyen auront suivant les époques des conséquences différentes marquant le destin de la narratrice.



« les années ont passé comme de l'eau », imprégné de souvenirs, ce roman nous sert de prétexte à parcourir un siècle d' une histoire tourmentée. C'est une belle histoire que celle de cette famille, il y a des aventures, des anecdotes plaisantes ; s'aurait pu être une belle lecture. Cependant plus j' avançais au fil des pages et plus j'avais l'impression de passer à côté de quelque chose d'essentiel. Les idées sont là mais la sauce ne prend pas. Je suis resté en dehors de cette histoire que je l'ai lu avec détachement. L'écriture est rapide, le style est sec et précis, les quelques incursions de la poésie tombent complètement à plat.  « La mémoire de l'eau » est une livre moyen et c'est bien dommage...

Ma note : 3/5





Extrait :
« Tous ces gens  avançaient lentement dans la rivière. Lorsque le vent s'élevait, ils chancelaient tous et se heurtaient. Peu à peu, les fleurs de lotus se transformaient en petites chaussures. Grand-mère se retournait de temps en temps pour saisir ces chaussures qui lui échappaient constamment. Ce geste amusait beaucoup Mao qui riait aux éclats. »





Ying Chen

Publié dans Littérature chinoise

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