Jazz de Toni Morrison

Publié le par Hélène

Jazz de Toni Morrison

édition Christian Bourgeois / 249 pages
Prix Nobel de Littérature en 1993


En 1926, Joe Trace assassine sa jeune maîtresse Dorcas, en proie au désespoir et à la jalousie. Violette la femme de Joe, se précipite à son tour sur la dépouille de sa rivale, dans le but de la tuer une seconde fois.






Je poursuit ma découverte de cet auteur que l'on dit incontournable avec ce roman musical, je ne suis pas encore tout à fait convaincue mais il ne manque plus grand chose ! J'apprend progressivement à apprécier Toni Morrison, de mieux en mieux, et la prochaine fois, je pense que j'opterai pour l'un des livres suivant « Le chant de Salomon » ou « Beloved » histoire de poursuivre en beauté …

Attention pour les lecteurs potentiels ce livre exige une grande concentration, un silence absolu, un esprit entièrement consacré à l'histoire. La plus grande difficulté pour moi va être d'essayer de bien vous rendre l'atmosphère de ce texte. Alors désolé ,mais je devoir vous faire travailler, mais le mieux est que vous vous imaginiez regardant un tableau de Paul Signac ou de Georges Seurat, un air de Coltrane ou de Djongo Reinhardt flottant dans l'air.
Au délà de tous les résumés ou analyses c'est de loin la meilleur méthode pour vous rendre au mieux ce livre...

 Toni Morrison abolit les codes et m'a entrainé pauvre lectrice dans son processus de démolition. J'ai apprécié cette écriture bouillonnante, foisonnante, rapide. J'aime sa façon particulières qu'elle a de nous brosser les portraits de ces personnages en les replongeant dans leur passé et leurs souvenirs. Le point de départ de l'histoire n'est finalement qu'un simple prétexte à mener une introspection au plus profond de l'âme de ses personnages, une analyse des répercutions entre les actes passés et les présents.
Et même si parfois, tout comme dans Love d'ailleurs, je ne savais plus trop qui parler finalement cela ne me gênais même plus, l'histoire se déroulait sans avoir besoin de plus de précision.
Toni Morrison joue sans aucun complexe avec la langue, elle varie les rythmes, les styles, les narrateurs. Elle a crée une sorte d'objet littéraire autonome, vous allez me croire folle si je vous le dis mais tant pis, j' ai eu comme l'impression que ce n'est pas moi aimé ce livre mais lui qui a bien voulu ce laisser aimer de moi. Complexe Non ...! ? Ce livre a du déteindre sur moi !

Ma note : 3,75/5




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