L'incendie du Chiado de François Vallejo

Publié le par Hélène

L'incendie du Chiado de François Vallejo

éd.Viviane Hamy/210 pages





Le 25 août 1988, François Vallejo se trouve à Lisbonne il assiste depuis sa chambre d'hôtel à l'incendie qui ravagea le plus ancien quartier de Lisbonne, le Chiado. Les images, les couleurs de l'incendie, le grondement du feu se sont imprimée dans son esprit.
C'est sa vision de ce drame qu'il tente de nous restituer dans son nouveau livre.

Il nous emmène donc à la suite de cinq personnages, 4 hommes et 1 femme qui chacun pour des raison bien personnelles a décidé de fausser compagnie aux sauveteurs chargé d'évacuer le quartier pour s'enfoncer dans les décombres fumant et les cendres encore chaudes. Pendant cinq jours, ils vont se rencontrer, vivre ensemble, se mentir jusqu'à ce que l'apparition d'un cinquième protagoniste, Juvenal Ferreira, bouleverse leurs relations. Les masques tombent, et peu à peu sous l'ascendant amical exercer par Juvenal chacun avoue les raisons profondes, inconscientes même, pour lesquelles ils ont eu besoin de passer une frontière, de passer clandestinement les barrières de sécurité. Aucun d'entre eux ne sortira indemne de ce voyage aux marges de la société...



Autant, j'ai été conquise par Ouest, son précédent roman, autant là j'ai éprouvé de très grosse difficulté à lire (et à terminer)ce roman. Je n'ai jamais, à aucun moment, accroché à ce huis clos de personnages torturés dans une atmosphère irréelle, étrange et ironique de dévastation. Le théâtre est ouvert et les personnages ne sont que des marionnettes service de l'auteur. Aucuns d'entre eux n'a réussi à me séduire, ils m'ont agacés, énervés, lassés mais malgré la forme de « passion » que cela puisse impliqué, je n'ai jamais réussi à mordre à l'hameçon et je suis resté quasi indifférente à leurs mystères, leurs secrets, leurs passés qui forment le ressort de cette pièce et qui la font avancer.

Et pourtant …La construction est parfaite, la partition se déroule toute seule, la langue reste toujours aussi puissante et parfaite. On retrouve les atmosphères pesantes, les grands thèmes déjà aborder : la sauvagerie qui s'empare des hommes comment la faim, la soif, la peur les changent. Mais au delà de cela, je n'ai pas retrouver l'ambition de ces précédents romans. Alors certes, il se renouvelle, et je conçois que l'on puisse trouver ce texte plus personnel envoutant, mais personnellement je lui préfère la frénésie et l'ampleur des ces « vrai » romans précédent.

Ma note : 3/5


le quartier du Chiado à Lisbonne

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article