Le fou de l'île de Félix Leclerc

Publié le par Hélène

Le fou de l'île de Félix Leclerc
Fides/214 pages



"Une île
Une fleur dans l'eau.
Et la falaise abrupte qui porte les maisons.
Des pêcheurs, des cultivaeurs, des barges, des charrues, des granges,des entrepôts à poissons.
Des chemins de terre sous des abres. Croix et sorcières aux carrefours.
Des nuits noires comme des trous, des matins comme des portes d'or.
Des gens heureux, aveugles.
Des enfants qui vont à l'école par des talus.
Un vent éternel qui souffle dans les cavernes et les oiseaux maigres aux grandes ailes qui s'en moquent.
Le vent ! Un jour, debout comme un lion en colère, le lendemain couché.
Suivez-moi, il y a fête sur l'île.
(...)"





Le fou est-il celui que l'on croit ?

Je reste perplexe devant le
Fou de l'île, pour moi, s'il y a une véritable force dans ce texte, elle réside dans son pouvoir évocateur mais finalement assez peu dans la nouveauté qu'il apporte.

Ce fou, je l'ai aimé , je l'ai aimé pour son côté héros poétique, sa lucidité désarçonnante, ses réflexions empreintes de simplicité.
De ce fou, jai aimé sa façon de s'émerveiller des petits rien de la vie, j'ai aimé progressé lentement, au rythme d'une vie faite de contemplation, le rêve éveillé.
J'aime les rêves éveillés mais j'aime les rêves qui peuvent vivre et ce roman poétique m'a semblé bien fragile, trop faible, une petite chose frèle qui m'échappa peu à peu au fil de ma lecture
Et la poèsie a peu à peu cédé sa place devant un sentiment indistinct de déjà vu.

C'est un roman à adjectifs :
Un roman étrange où Félix Leclerc retourne le monde que nous connaissons, non finalement la vie est belle se sont les hommes qui la rendent dures.
Un roman leçon sur la vie qui passe
Un roman Envoutant construit sur un atmosphère presque irréelle.

La langue déborde de poésie, de teintes, d'odeur, l'univers du fou est si onirique, si proche d'un conte, il se confine à la folie par son innocence.
Ce fou, c'est le Petit Prince d'Antoine de Saint-Ex, un Petit Prince adulte...

Ma note : 4/5



Publié dans Littérature du Canada

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